Les alentours

Corbel

L’origine du nom de Corbel proviendrait, selon certaines sources, de la situation de la commune, perchée sur le contrefort du massif du Thimelet, et dont l’accès se fait par des routes en « encorbellement ». Une autre version propose une origine étymologique : Corbel aurait pris son nom d’une très ancienne famille (De) CORBEL dits De CORBEAU De VAULSERRE, dont les racines se ramifient entre le nord de l’Isère et le sud-ouest de la Savoie, et dont une branche, celle des Marquis de Vaulserre, tient encore demeure à Saint Albin de Vaulserre, dans le château éponyme.
La population de Corbel a connu son apogée au milieu du 19ième siècle (580 habitants en 1848) avant de subir une exode rurale sévère durant plus d’un siècle (68 habitants en 1975) ; la tendance s’est inversée depuis avec une population légale pointant en 2011 à 138 habitants.
Géologiquement, à cheval sur le Jura et les Alpes, la commune se compose de deux unités bien distinctes : le vallon du Gringalet regroupant le Chef lieu et sept hameaux, et le plateau des Egaux suspendu au-dessus de la vallée de Chartreuse. Bordée au sud par les gorges du Guiers-vif, Corbel est séparée en deux, selon un axe nord-sud par le massif du Thimelet (ou Thivelet), qui prend ancrage au pied de la pointe de La Cochette (1618 m), extrémité nord et point culminant de la commune.
Exposé au sud et protégé de la bise par le Thimelet, le vallon de Corbel concentre l’essentiel de l’habitat, complété par le hameau des Curiés, au sud (également) de la Combe des Egaux.
L’isolement de Corbel a toujours été marquant et ce n’est qu’en 1963, après de nombreux projets avortés, que la commune est reliée à Entremont-le-Vieux par le col de la Cluse. Corbel s’ouvre alors aux premiers touristes.

L’église de Corbel

Au Moyen Age, l’église paroissiale de Corbel dépend de l’archiprêtré de Savoie (ou décanat) du diocèse de Grenoble, ainsi que celle de Saint Pierre d’Entremont. Le pouillé ou cartulaire de Saint Hugues (1100), qui fait état des paroisses, se révèle imprécis concernant l’église paroissiale de Corbel : elle est généralement désignée comme étant celle de Saint Michel de la Ruchère.
La paroisse de Corbel est placée sous le patronage de la Grande Chartreuse, fondée à la fin du 11ème siècle.
L’édifice actuel, dédié à Saint Jean-Baptiste, date de la seconde moitié du 19ème siècle, reconstruction financée en partie par les Chartreux. Selon certaines sources des vestiges d’une chapelle voûtée, du 14ème siècle, seraient conservés sous le clocher.
Lorsqu’en 1996 la commune de Corbel, menée par Jean SILLON son maire, a souhaité changer les vitraux de l’église devenus vétustes, l’idée de faire appel à Arcabas s’est imposée.
La municipalité, Jean SILLON et le père Charles GRANGE ont choisi alors de retracer la vie de Saint Jean-Baptiste à travers ces vitraux et de passer la commande à Arcabas. Les travaux ont été réalisés en 1997.

Fontaines et bassins

Malgré l’abondance des précipitations et son caractère verdoyant, la commune de Corbel apparait pauvre en eau, car c’est une eau qui ruisselle rapidement pour aller alimenter le Guiers-Vif.
Une multitude de hameaux s’égrènent sur les versants, car l’homme s’est installé près de l’eau. Cette eau peu présente apparait sous forme de sources, assez nombreuses mais au débit souvent faible. Avant l’arrivée de l’eau courant en 1989, chaque maison isolée, ou chaque hameau comprend donc un bassin, on en compte 18 sur la commune. Non couvert, le bassin est soit unique, soit double, voire triple (aux Bozons). Les matériaux utilisés sont la pierre de taille calcaire, qui peut être monolithe ou sous forme de grandes dalles agrafées, et le béton. Les dauphins représentent parfois des têtes de poisson, ou ce sont de simples tuyaux.

Le four à pain

Elément important du paysage et de la vie domestique, un four à pain est implanté au coeur de chaque groupement. D’usage collectif, sa construction était généralement financée par plusieurs propriétaires. Aujourd’hui, il sert toujours pour les fêtes. Signalons la présence d’une pierre à piler le gruau aux fours des Cruz et des Guillermins.

L’architecture cartusienne

Comme l’ensemble de la Chartreuse, Corbel présente un habitat dissocié. Chaque exploitation comporte deux bâtiments, d’aspect et d’usage différents : le logis des hommes et l’écurie et grange.
L’un et l’autre de ces bâtiments, comme le four à pain, sont à l’origine couverts d’essendoles (bardeaux en bois de sapin ou épicéa cloués). Ce type de couverture, maintenant très rare a été supplanté par la tôle, l’ardoise et la tuile depuis l’ouverture des routes.
Sur le retour du circuit des Egaux, après les Rousses, à proximité du chemin, vous pouvez observer les vestiges d’une « cuve » pour la fabrication de charbon de bois.

Les randonnées à Corbel

A pieds :
Crête de Thivelet
De Corbel à Saint Pierre d’Entremont
Autour de Corbel
Sentier des fours et fontaines

En VTT : De Les Echelles au Col des Egaux à Corbel

Davantage d’activités en Chartreuse sur le site de L’émeraude des Alpes, chambres d’hôtes du Désert en Chartreuse.